Centre d'études de l'emploi
Politiques françaises et européennes de l’emploi, gouvernances des politiques de l’emploi, politiques régionales et locales d’emploi, stratégie européenne pour l’emploi, stratégie de Lisbonne, Europe 2020
Réforme des rythmes éducatifs à Paris : quelle politique d'emploi des animateurs ?
Géraldine Rieucau
Février 2017
À la Ville de Paris, l'« Aménagement des Rythmes Éducatifs » (ARE) instauré en septembre 2013 dans les écoles s'est accompagné de recrutements importants d'animateurs, dont l'organisation et le contenu du travail ont sensiblement changé.
Ce document montre comment l’employeur a sollicité son marché interne, composé ici des personnels travaillant déjà à la Ville, et son marché externe, c’est-à-dire des candidats extérieurs à la Ville. Il montre également comment l’employeur a créé des espaces de mobilités, accentué la formation à l’entrée. Malgré la diversité des statuts proposés (vacataires, contractuels et titulaires), les recrutements se structurent autour de repères communs qui normalisent le profil recherché et augmentent les exigences, notamment en matière de créativité et de capacité à assurer la sécurité des enfants.
Pour une partie des animateurs, cette réforme a été synonyme de stabilisation dans l’emploi, mais la grande majorité d’entre eux demeure dans une situation précaire.
Le recours à l’activité réduite : déterminants et trajectoires des demandeurs d’emploi
Sabina Issehnane, Fabrice Gilles, Léonard Moulin, Leila Oumeddour, Florent Sari
Octobre 2016
Le rapport vise à comprendre les déterminants du recours à l’activité réduite et les trajectoires des demandeurs d’emploi en activité. Au-delà de la caractérisation de ces publics, l’ambition est de mettre en évidence les facteurs qui favorisent la sortie vers un emploi durable. Aussi, l’objectif est d’interroger l’idée que l’activité réduite constitue réellement une incitation au retour à l’emploi et de vérifier si elle n’entraîne pas un enfermement dans une trajectoire précaire.
La pratique d’une activité réduite conduit-elle inéluctablement à s’inscrire durablement dans un parcours marqué par un recours de façon durable et répétée à des activités réduites ? Quels sont les facteurs qui favorisent la sortie vers un emploi durable à durée indéterminée ? Quel est l’impact du recours à l’activité réduite sur le contrat de travail obtenu suite à la sortie des listes de Pôle emploi ?
La recherche articule une analyse quantitative et qualitative. Ainsi, en mobilisant les outils de l’analyse économique et une enquête de terrain, il s’agit de mieux comprendre l’enjeu du recours à l’activité réduite. Les auteurs se sont appuyés sur différents panels construits à partir du fichier historique de Pôle emploi et du fichier national des allocataires (FH-D3 1/10e) apparié aux Déclarations préalables à l'embauche (DPAE).
La pratique d’une activité réduite conduit-elle inéluctablement à s’inscrire durablement dans un parcours marqué par un recours de façon durable et répétée à des activités réduites ? Quels sont les facteurs qui favorisent la sortie vers un emploi durable à durée indéterminée ? Quel est l’impact du recours à l’activité réduite sur le contrat de travail obtenu suite à la sortie des listes de Pôle emploi ?
La recherche articule une analyse quantitative et qualitative. Ainsi, en mobilisant les outils de l’analyse économique et une enquête de terrain, il s’agit de mieux comprendre l’enjeu du recours à l’activité réduite. Les auteurs se sont appuyés sur différents panels construits à partir du fichier historique de Pôle emploi et du fichier national des allocataires (FH-D3 1/10e) apparié aux Déclarations préalables à l'embauche (DPAE).
Diversité et dynamiques des intermédiaires du marché du travail
Yannick Fondeur, Anne Fretel, Jean-Marie Pillon, Delphine Remillon, Carole Tuchszirer, Claire Vivés, Paris, Pôle emploi, coll. “Études et recherches”, n° 7, 212 p.
Août 2016
L’ouvrage rassemble deux études menées par le Centre d’études de l’emploi, dans le cadre d’une subvention de recherche accordée par Pôle emploi.
La première étude « Dynamiques territorialisées du champ de l'intermédiation » analyse la diversité et les dynamiques des intermédiaires du marché du travail et bâtit une cartographie des acteurs, en privilégiant une approche territoriale. Les auteurs adoptent une définition large de l’intermédiation pour deux raisons : d’une part, l’intermédiation n’est pas une catégorie communément utilisée par les acteurs de terrain (ils parlent plutôt de « mise en relation », de « placement », « d’accompagnement ») ; d’autre part, la définition du champ fait partie intégrante du travail de cartographie.
La seconde étude « Dynamiques écologiques du marché du travail en ligne autour de la circulation des offres d'emploi » aborde les intermédiaires internet du marché du travail sous l’angle de la circulation des offres d’emploi et des relations d’acteurs qui la sous-tendent. Elle montre que la nature biface du modèle économique de la plupart des acteurs privés et les obstacles techniques aux échanges d’information dessine un ordre écologique complexe et mouvant, dont la compréhension permet d’éclairer les enjeux de « transparence » du marché du travail.
Consulter l'ouvrage sur le site de¨Pôle emploi
La première étude « Dynamiques territorialisées du champ de l'intermédiation » analyse la diversité et les dynamiques des intermédiaires du marché du travail et bâtit une cartographie des acteurs, en privilégiant une approche territoriale. Les auteurs adoptent une définition large de l’intermédiation pour deux raisons : d’une part, l’intermédiation n’est pas une catégorie communément utilisée par les acteurs de terrain (ils parlent plutôt de « mise en relation », de « placement », « d’accompagnement ») ; d’autre part, la définition du champ fait partie intégrante du travail de cartographie.
La seconde étude « Dynamiques écologiques du marché du travail en ligne autour de la circulation des offres d'emploi » aborde les intermédiaires internet du marché du travail sous l’angle de la circulation des offres d’emploi et des relations d’acteurs qui la sous-tendent. Elle montre que la nature biface du modèle économique de la plupart des acteurs privés et les obstacles techniques aux échanges d’information dessine un ordre écologique complexe et mouvant, dont la compréhension permet d’éclairer les enjeux de « transparence » du marché du travail.
Consulter l'ouvrage sur le site de¨Pôle emploi
Outiller les parcours professionnels. Quand les dispositifs publics se mettent en action
Sophie Bernard (dir.), Dominique Méda (dir.), Michèle Tallard (dir.), Bruxelles, Peter Lang, collection « Travail et société », vol. 81, 286 p.
Juin 2016
Comment évaluer les politiques publiques du travail et de l’emploi ? Quels sont les facteurs explicatifs de leur réussite ou de leur échec ? Cet ouvrage explore des dimensions trop souvent ignorées des décideurs et qui sont pourtant décisives : ambivalence réelle ou supposée des dispositifs, insuffisante prise en compte des effets des politiques sur les identités professionnelles, le métier ou les conditions d’exercice du travail, mauvaise anticipation du processus d’appropriation par les bénéficiaires, etc.
Cet ouvrage traite des effets de dispositifs variés destinés à orienter les carrières ou à équiper les parcours professionnels : gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, validation des acquis de l’expérience, travail en douze heures, etc. Il s’intéresse également aux réorganisations du travail de ceux qui mettent en oœuvre les politiques publiques de l’emploi et à leurs effets sur les modes de traitement des usagers. L’ambition des auteurs est donc de se donner les moyens d’analyser les recompositions, reformalisations, requalifications, et les effets en chaîne, y compris les moins mesurables, entraînés par l’apparition de nouveaux dispositifs ou de nouvelles modalités d’action publique.
Cet ouvrage traite des effets de dispositifs variés destinés à orienter les carrières ou à équiper les parcours professionnels : gestion prévisionnelle des emplois et des compétences, validation des acquis de l’expérience, travail en douze heures, etc. Il s’intéresse également aux réorganisations du travail de ceux qui mettent en oœuvre les politiques publiques de l’emploi et à leurs effets sur les modes de traitement des usagers. L’ambition des auteurs est donc de se donner les moyens d’analyser les recompositions, reformalisations, requalifications, et les effets en chaîne, y compris les moins mesurables, entraînés par l’apparition de nouveaux dispositifs ou de nouvelles modalités d’action publique.
Accompagner vers l’emploi. Quand les dispositifs publics se mettent en action
Christèle Meilland (dir.), François Sarfati (dir.), Bruxelles, PIE-Peter Lang, collection « Travail et Société », vol. 82, 273 p.
Juin 2016
Le chômage a pris une telle ampleur dans de nombreux pays d’Europe qu’il occupe une place première dans les préoccupations des citoyens. Il est également au cœur d’enjeux politiques. Cet ouvrage, composé d’une quinzaine de textes, propose de porter le regard sur les situations d’accompagnements des demandeurs d’emploi. Un tournant néo-libéral a clairement été pris. La volonté de maîtriser les dépenses publiques s’est partout accompagnée d’un discours idéologique de justification reposant sur des fondements « scientifiques ». L’économie d’inspiration néo-classique produit une action publique pensée en termes d’activation, d’incitation et d’information.
Analyser les dispositifs publics au concret permet d’abord de souligner, grâce à la comparaison internationale (Belgique, Suisse, Royaume-Uni, Québec, France, Tokyo, Brésil), la spécificité des politiques publiques nationales et, de fait, la singularité des dispositifs mis en place. L’ouvrage montre également le rôle prédominant des professionnels de l’accompagnement. Parce qu’ils mettent en œuvre des dispositifs individualisés, ils procèdent à une « activité de jugement » fondée sur des normes institutionnelles, sur une éthique professionnelle et sur des contraintes organisationnelles.
Analyser les dispositifs publics au concret permet d’abord de souligner, grâce à la comparaison internationale (Belgique, Suisse, Royaume-Uni, Québec, France, Tokyo, Brésil), la spécificité des politiques publiques nationales et, de fait, la singularité des dispositifs mis en place. L’ouvrage montre également le rôle prédominant des professionnels de l’accompagnement. Parce qu’ils mettent en œuvre des dispositifs individualisés, ils procèdent à une « activité de jugement » fondée sur des normes institutionnelles, sur une éthique professionnelle et sur des contraintes organisationnelles.
La transmission professionnelle : mettre à distance les idées reçues
Jeanne Thébault
Mai 2016
La transmission des savoirs professionnels en situation de travail est devenue un enjeu essentiel des politiques publiques ces dernières années. Mais en entrevoit-on toutes les dimensions ? Celle-ci est en effet souvent envisagée comme se jouant uniquement dans la rencontre de deux individus, un ancien et un jeune, et visant au transfert, à sens unique, de savoirs spécifiques au sein de ce binôme.
Ce Connaissance de l’emploi invite à penser différemment la transmission des savoirs dans le monde professionnel. L’analyse qu’il propose, fondée sur des recherches de terrain, entend appréhender le processus dans une acception plus large. Il s’agit ici de déplacer le regard pour envisager ce processus en termes d’activité collective, interactive et multidimensionnelle. C’est une invitation à élargir la réflexion sur la transmission, notamment dans les négociations entre partenaires sociaux, dans la conception des dispositifs publics cherchant à la promouvoir, ou encore dans sa mise en œuvre au sein des entreprises.
Ce Connaissance de l’emploi invite à penser différemment la transmission des savoirs dans le monde professionnel. L’analyse qu’il propose, fondée sur des recherches de terrain, entend appréhender le processus dans une acception plus large. Il s’agit ici de déplacer le regard pour envisager ce processus en termes d’activité collective, interactive et multidimensionnelle. C’est une invitation à élargir la réflexion sur la transmission, notamment dans les négociations entre partenaires sociaux, dans la conception des dispositifs publics cherchant à la promouvoir, ou encore dans sa mise en œuvre au sein des entreprises.
La prime d’activité, rattrapée par la logique du RSA
Bernard Gomel, Dominique Méda, Évelyne Serverin
Avril 2016
La prime d’activité, introduite en 2015, a été présentée par les pouvoirs publics comme une innovation en matière de lutte contre la pauvreté et d’incitation à l’emploi. Elle affiche des objectifs identiques aux dispositifs auxquels elle succède, RMI, PPE (prime pour l’emploi) et RSA-activité ayant tour à tour été supprimés en raison de leurs défauts ou de leur échec réel ou prétendu.
Ce Connaissance de l’emploi propose une analyse des logiques qui ont fondé ces dispositifs successifs : logique du besoin pour le RMI et le RSA-socle, logique du soutien aux faibles revenus d’activité pour la PPE, logique mixte pour le RSA-activité. Le RSA est ainsi venu brouiller les frontières entre bénéficiaires des minima sociaux et travailleurs pauvres.
Bien que présentée comme innovante, la prime d’activité a été conçue sur le même modèle que le RSA-activité et s’en distingue uniquement par l’existence d’un bonus individualisé qui s’ajoute au revenu garanti. Dès lors, on peut se demander si cette prime réussira mieux que le RSA-activité à soutenir les faibles revenus du travail.
Ce Connaissance de l’emploi propose une analyse des logiques qui ont fondé ces dispositifs successifs : logique du besoin pour le RMI et le RSA-socle, logique du soutien aux faibles revenus d’activité pour la PPE, logique mixte pour le RSA-activité. Le RSA est ainsi venu brouiller les frontières entre bénéficiaires des minima sociaux et travailleurs pauvres.
Bien que présentée comme innovante, la prime d’activité a été conçue sur le même modèle que le RSA-activité et s’en distingue uniquement par l’existence d’un bonus individualisé qui s’ajoute au revenu garanti. Dès lors, on peut se demander si cette prime réussira mieux que le RSA-activité à soutenir les faibles revenus du travail.
Politiques publiques et pratiques d’entreprise sur les questions d’âge et travail. Actes du séminaire « Âges et Travail » 2013
CREAPT-CEE
Novembre 2015
Le choix du thème du séminaire 2013 est parti d’un constat : l’âge dispose d’un statut de variable numérique, qui lui confère un rôle particulier dans les politiques sociales, les dispositions qu’elles contiennent (en termes de seuils notamment), et l’évaluation (quantifiée) de leurs résultats.
S’agissant des politiques publiques dans les domaines du travail et de l’emploi, la période récente a été marquée par des évolutions démographiques durables, un sous-emploi massif ‒ spécialement chez les jeunes – et des problèmes de financement des retraites, d’où découle une volonté affichée de retarder les fins de parcours professionnels. En France, ces préoccupations se sont traduites, entre autres, par les lois sur l’emploi des seniors et sur la pénibilité, plus récemment par la mise en place des emplois d’avenir et des contrats de génération.
Les retombées de ces politiques publiques dans les entreprises, dans la réalité de la vie de travail, ne sont pas faciles à prévoir, à concrétiser, à analyser. Des mesures prises, voire négociées, au sein des établissements privés ou publics, dans le cadre de ces politiques, peuvent revêtir un caractère pure-ment formel, de mise en conformité avec la loi, sans effet palpable. À l’inverse, des pratiques en entreprises, éventuellement amorcées bien avant la loi, et parfois non spécialement « dédiées » à une catégorie d’âge, peuvent pourtant répondre, en partie, à des objectifs que ces politiques publiques visent et trouvent parfois à cette occasion une nouvelle dynamique...
S’agissant des politiques publiques dans les domaines du travail et de l’emploi, la période récente a été marquée par des évolutions démographiques durables, un sous-emploi massif ‒ spécialement chez les jeunes – et des problèmes de financement des retraites, d’où découle une volonté affichée de retarder les fins de parcours professionnels. En France, ces préoccupations se sont traduites, entre autres, par les lois sur l’emploi des seniors et sur la pénibilité, plus récemment par la mise en place des emplois d’avenir et des contrats de génération.
Les retombées de ces politiques publiques dans les entreprises, dans la réalité de la vie de travail, ne sont pas faciles à prévoir, à concrétiser, à analyser. Des mesures prises, voire négociées, au sein des établissements privés ou publics, dans le cadre de ces politiques, peuvent revêtir un caractère pure-ment formel, de mise en conformité avec la loi, sans effet palpable. À l’inverse, des pratiques en entreprises, éventuellement amorcées bien avant la loi, et parfois non spécialement « dédiées » à une catégorie d’âge, peuvent pourtant répondre, en partie, à des objectifs que ces politiques publiques visent et trouvent parfois à cette occasion une nouvelle dynamique...
Sécuriser les parcours professionnels. Initiatives et responsabilités
Bernard Gazier, Carole Tuchszirer (coord.). Co-édité avec les Éditions Liaisons (Wolters Kluwer France) dans la collection "Liaisons sociales".
Août 2015
Comment définir précisément la sécurisation des parcours professionnels ? En quoi consiste-t-elle et à quels publics s’adresse-t-elle ? Quelles sont les démarches qui peuvent être mises en place et par quels acteurs ?
Cet ouvrage décortique cette notion encore floue, et revient sur les actions et réformes engagées par les gouvernements successifs et par les institutions en charge de l’emploi, mais aussi par les régions, les départements ou les communautés urbaines.
Avec de nombreux exemples et témoignages d’experts, les auteurs s’attachent à approfondir la question des initiatives visant à sécuriser l’emploi et des responsabilités des multiples acteurs. Ils mettent également en perspective la situation de l’Hexagone avec celle de l’Allemagne et des États-Unis où, face à des problématiques similaires, les réponses apportées se révèlent très différentes.
Basé sur les travaux de la 33e session nationale de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (INTEFP), ce livre propose une démarche active et une réflexion collective réunissant représentants institutionnels, élus, dirigeants et DRH, partenaires sociaux, enseignants-chercheurs et journalistes.
Cet ouvrage décortique cette notion encore floue, et revient sur les actions et réformes engagées par les gouvernements successifs et par les institutions en charge de l’emploi, mais aussi par les régions, les départements ou les communautés urbaines.
Avec de nombreux exemples et témoignages d’experts, les auteurs s’attachent à approfondir la question des initiatives visant à sécuriser l’emploi et des responsabilités des multiples acteurs. Ils mettent également en perspective la situation de l’Hexagone avec celle de l’Allemagne et des États-Unis où, face à des problématiques similaires, les réponses apportées se révèlent très différentes.
Basé sur les travaux de la 33e session nationale de l’Institut national du travail, de l’emploi et de la formation professionnelle (INTEFP), ce livre propose une démarche active et une réflexion collective réunissant représentants institutionnels, élus, dirigeants et DRH, partenaires sociaux, enseignants-chercheurs et journalistes.
L'aide à la création d'entreprise : analyse de quatre cohortes d'entreprises créées par les chômeurs
Dominique Redor
Août 2015
L’effet de l’ACCRE (Aide aux Chômeurs pour la Création et la Reprise d’Entreprises) sur la survie de quatre cohortes d’entreprises créées en 1994, 1998, 2002 et 2006 est étudié dans ce texte. Les données descriptives tirées des enquêtes SINE de l’Insee montrent à la fois une augmentation du nombre de bénéficiaires à partir des cohortes nées en 2002 et 2006, et une baisse de la différence dans les taux de survie, entre entreprises aidées et non-aidées. Puis la recherche économétrique, qui vise à éliminer un éventuel bais de sélection, formalise un modèle à deux équations simultanées (biprobit) : octroi de l’ACCRE, et survie de l’entreprise à cinq ans.
L’estimation de ce modèle fait apparaître un effet positif et significatif de l’ACCRE sur la survie à cinq ans, pour les cohortes nées en 1994 et 1998. En revanche, pour les cohortes nées en 2002 et 2006, cet effet disparaît. L’hétérogénéité des effets de l’ACCRE est mise en évidence en distinguant le statut juridique sous lequel les entreprises sont fondées : sociétés commerciales et activités libérales, d’une part, et entreprises en nom personnel, d’autre part. Les premières sont moins attributaires de l’ACCRE, et celle-ci n’a aucun effet sur leur survie, quelle que soit la cohorte. Quant au second type d’entreprises, à partir du début des années 2000, l’effet de l’ACCRE s’annule avec la montée des créateurs attributaires des minima sociaux (RMI et ASS), parmi les entreprises fondées en nom personnel. Si l’objectif de l’ACCRE est de permettre aux personnes les plus éloignées du marché de l’emploi de « créer leur propre emploi », nos résultats montrent que c’est un échec pour les entreprises créées au cours de cette période.
Ce travail sur l'ACCRE ne tient pas compte des évolutions récentes, notamment législatives. S'inscrivant dans les axes de travail des orientations scientifiques 2014-2018 sur la crise de l'emploi, il incite à poursuivre, sur la période actuelle, des recherches sur le thème de la création d'entreprise.
L’estimation de ce modèle fait apparaître un effet positif et significatif de l’ACCRE sur la survie à cinq ans, pour les cohortes nées en 1994 et 1998. En revanche, pour les cohortes nées en 2002 et 2006, cet effet disparaît. L’hétérogénéité des effets de l’ACCRE est mise en évidence en distinguant le statut juridique sous lequel les entreprises sont fondées : sociétés commerciales et activités libérales, d’une part, et entreprises en nom personnel, d’autre part. Les premières sont moins attributaires de l’ACCRE, et celle-ci n’a aucun effet sur leur survie, quelle que soit la cohorte. Quant au second type d’entreprises, à partir du début des années 2000, l’effet de l’ACCRE s’annule avec la montée des créateurs attributaires des minima sociaux (RMI et ASS), parmi les entreprises fondées en nom personnel. Si l’objectif de l’ACCRE est de permettre aux personnes les plus éloignées du marché de l’emploi de « créer leur propre emploi », nos résultats montrent que c’est un échec pour les entreprises créées au cours de cette période.
Ce travail sur l'ACCRE ne tient pas compte des évolutions récentes, notamment législatives. S'inscrivant dans les axes de travail des orientations scientifiques 2014-2018 sur la crise de l'emploi, il incite à poursuivre, sur la période actuelle, des recherches sur le thème de la création d'entreprise.



