Centre d'études de l'emploi
Connaissance de l'emploi
Former pour gérer la main d'oeuvre dans l'industrie automobile au Brésil et en France
Ariel Sevilla
Avril 2011
Afin de lutter contre la concurrence et accroître la productivité des salariés, l’industrie automobile est un des secteurs qui investit le plus dans la formation.
Elle entend imposer dans tous ses établissements des façons de produire standardisées.
Or, des observations menées dans deux usines d’un constructeur français implanté dans plusieurs pays montrent d’une part, que le passage par les « écoles de dextérité » ne prépare pas réellement au travail des ateliers et d’autre part, que la formation devient un instrument de gestion de la main-d’œuvre.
Chaque usine fait de cet instrument un usage spécifique selon le contexte d’emploi dans lequel elle se trouve et les enjeux auxquels elle est confrontée.
Dans une usine brésilienne, la formation sert à sélectionner la main-d’œuvre locale inexpérimentée mais diplômée, avant de l’embaucher sur des contrats à durée indéterminée pour la retenir et éviter le turn-over.
Dans une usine française, elle n’intervient que tardivement dans le parcours des ouvriers expérimentés qui font preuve des plus grandes capacités d’adaptation et à qui, après de nombreuses années d’attente, il est enfin offert des perspectives de carrière.
Elle entend imposer dans tous ses établissements des façons de produire standardisées.
Or, des observations menées dans deux usines d’un constructeur français implanté dans plusieurs pays montrent d’une part, que le passage par les « écoles de dextérité » ne prépare pas réellement au travail des ateliers et d’autre part, que la formation devient un instrument de gestion de la main-d’œuvre.
Chaque usine fait de cet instrument un usage spécifique selon le contexte d’emploi dans lequel elle se trouve et les enjeux auxquels elle est confrontée.
Dans une usine brésilienne, la formation sert à sélectionner la main-d’œuvre locale inexpérimentée mais diplômée, avant de l’embaucher sur des contrats à durée indéterminée pour la retenir et éviter le turn-over.
Dans une usine française, elle n’intervient que tardivement dans le parcours des ouvriers expérimentés qui font preuve des plus grandes capacités d’adaptation et à qui, après de nombreuses années d’attente, il est enfin offert des perspectives de carrière.




